Il faut mettre fin à l’exception culturelle de l’identité unique

 

De fait, il n’y a a plus de conflit aujourd’hui entre les identités nationales et l’identité européenne. Là où une opposition se fait jour contre l’Europe, ce n’est pas un rejet d’appartenance, mais une opposition à des projets politiques.

Il n’y a pas non plus d’opposition entre identité régionale et européenne, l’union européenne ayant retenu depuis longtemps l’échelle régionale comme l’un des piliers de son action.

Mais la France est un cas à part d’un pays qui a construit un conflit entre identité nationale et identité régionale avec des conséquences psycho-sociales négatives parfois majeures.

En effet, la France a construit sa mythologie politique autour d’une identité unique fantasmagorique, mythologie dans laquelle les manuels scolaires, jusqu’à une période récente, inventaient un récit national où l’histoire devenait une destinée fictionnelle et où laquelle identité régionale constituait un ennemi de l’intérieur comme un démon à combattre.

Le résultat est une quasi-mise à mort institutionnalisée des langues régionales et une folklorisation sympathique des marqueurs d’identités locales, avec pour corollaire des indicateurs de pertes de confiance en soi dans certaines régions (taux de suicide ou d’alcoolisation régulière par exemple en régions bretonnantes ou flamandes).

Certes, ici ou là l’Etat a remis depuis peu en place un semblant de volontarisme sur la question de l’identité régionale. Mais chaque fois en s’abritant derrière une justification visant à démontrer une exception (la Corse est une île, l’Alsace a une histoire particulière, le Pays Basque est transfrontalier, etc). En évitant ainsi d’évoluer sur les principes même de l’identité unique, l’Etat a laissé perdurer une situation d’un autre âge, notamment en Bretagne, en Flandre, en Savoie et dans diverses régions des langues d’Oc.

Pourtant, les identités multiples se complètent et se respectent plus qu’elle ne s’opposent. L’école est un lieu d’apprentissage essentiel de cette multiplicité culturelle, où la confrontation précoce avec ces enjeux linguistiques est un facteur de facilitation pour l’ouverture au monde de notre jeunesse.

La quasi-totalité de Bretons, des Flamands ou des Occitans vivent, et comme Européens, et comme Français. Ils ne demandent qu’à être reconnu aussi dans leurs identités régionales en plus, ce dont ils sont amputés contre leur gré, comme le sont les Catalans en Espagne, les Ecossais au Royaume Uni, les Bavarois en Allemagne, etc. Pour faire face à ce défi de la modernité, l’Etat dispose de peu de marges de manœuvre du fait de pesanteurs plus mentales que financières.

Pour entrer dans le siècle des identités plurielles le prochain gouvernement devra laisser aux conseils régionaux, souvent volontaires, les capacités financières, politiques et réglementaires d’agir dans le domaine de la promotion des langues régionales et en particulier pour leur transmission et leur enseignement à l’école.

Ne pas le faire serait, soit se résigner à l’inaction, soit s’inscrire dans une posture nationaliste en décalage avec les aspirations de ceux qui par le biais local veulent entrer dans la complexité du monde. Les sociétés du XXIème siècle seront les sociétés du multiple et non plus de l’identité unique. Le temps n’est plus aux identités binaires (nous et les autres) mais aux identités complexes. Inscrivons les langues régionales de France dans la modernité européenne, avec un statut légal et des moyens de transmissions.

Yann Syz

«Nous vivons dans l’illusion que l’identité est une et indivisible […].

Nous sommes tous des êtres à l’identité “pluriel” dans le sens où nous unissons en nous une identité familiale, une identité locale, une identité régionale, une identité nationale, transnationale (slave, germanique, latine) et éventuellement une identité confessionnelle ou doctrinale ».

Edgar Morin, Penser l’Europe – 1987 Gallimard

 

Traditions : la fête de mai

La fête de Mai marque le « début de l’été ». Mai est le moi où l’année bascule, entre sur son second versant, où le printemps triomphe définitivement des puissances de l’hiver et de la nuit.

C’est l’occasion d’une fête communautaire, un des moments privilégiés pour les familles de se retrouver dans un contexte champêtre.

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai, les jeunes gens des villages se réunissaient autrefois et s’affairaient pour préparer la fête du printemps. Ils devaient couper un arbre, ne conserver à son extrémité que quelques branches garnies de feuilles puis le dresser devant l’église ou sur la place du village, après l’avoir décoré de ruban et de petits drapeaux et fixé à son sommet une couronne confectionnée de feuilles et de fleurs.

Il est en quelque sorte le pendant du sapin de Noël.

L’arbre de Mai est le symbole de la vie et la couronne, par sa forme circulaire, symbolise une année, c’est-à-dire les quatre saisons s’incarnant dans l’éternel retour du cycle de la vie.

Cet arbre de mai, symbolisant le triomphe du Printemps sur les forces obscures de l’hiver, devenait pour un temps le point de polarité de toutes les festivités. Autour de lui se succédaient les danses et les grandes rondes, dans l’ambiance chaleureuse et communautaire d’un grand repas.

Il est intéressant de noter que le nom de mai dérive du nom de Maia, la déesse de la fertilité. Et la fête de l’arbre de mai est bel et bien une fête dédiée à la fertilité. On y retrouve tous les symboles de la naissance. Ainsi, la nuit de la pleine lune de mai, les anciens germains dressaient des mâts décorés ou des arbres.

Une variante de ces festivités consistait à planter un arbre, et non plus à le couper.

Nous achetons des choses qui ne servent jamais, des produits qui ne servent à rien !

 

Entretien d’un militant du mouvement altermondialiste et environnemental abertzale BIZI à un journaliste de Sud-Ouest. L’association basque vient d’éditer un guide l’éco-citoyenneté, Ekobai, disponible gratuitement sur Internet.

Qu’appelez-vous une « consommation responsable » ?

Nous vivons dans un modèle de société qui consomme de plus en plus. En consommant toujours plus de biens, nous détruisons les matières premières et contribuons à augmenter les émissions de gaz à effet de serre à l’origine du changement climatique. Derrière chaque produit, ce sont en effet des matières premières et de l’énergie en moins et un déchet supplémentaire à traiter en fin de vie. Être un consommateur responsable, c’est avoir conscience de l’impact de ses achats, sur le plan environnemental et sur le plan social. Il ne s’agit pas de ne plus rien consommer du tout ou de revenir à l’âge de pierre, mais de consommer plus intelligemment.

Et comment consommer plus intelligemment ?

À chaque fois que l’on s’apprête à acheter un produit, il faut commencer par se poser la question : en ai-je vraiment besoin ? Sous l’effet de la mode ou de la publicité, nous achetons souvent bêtement des produits qui ne servent jamais ou que nous n’utilisons qu’une fois ou deux avant de les ranger au fond d’un placard. S’il s’agit d’un vrai besoin, il faut privilégier le réemploi et le recyclage. Nous avons également tendance à perdre le réflexe de la réparation, à oublier qu’il existe des cordonniers, des couturières et des artisans capables de remettre en état un poste de télévision ou de donner une nouvelle vie à nos produits usagers. Dans certains cas, on peut aussi mutualiser les biens. Je pense par exemple à une perceuse électrique qui va servir une fois dans l’année. Pourquoi ne pas la prêter ou l’emprunter à des amis ? Nous avons ouvert à Bayonne, au Sankara, un centre de prêt qui fonctionne par exemple très bien.

Que faire si l’on a vraiment besoin d’un produit neuf ?

Il faut d’abord bien lire les étiquettes et privilégier les biens ou les denrées alimentaires produits près de chez soi de manière à éviter les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports de marchandises. Il faut aussi se méfier des produits à bas coûts et s’interroger sur leur durée de vie. Nous vivons à l’ère de l’obsolescence programmée. Les fabricants ont intérêt à nous vendre des biens périssables qui ont une durée de vie limitée. C’est un modèle hyper vicieux. La responsabilité en incombe au législateur, qui pourrait obliger les entreprises à produire des biens de meilleure qualité plus respectueux de l’environnement, mais aussi à chaque consommateur qui doit apprendre à développer un esprit critique.

Ces propositions de l’association BIZI s’inscrivent tout à fait dans l’esprit de re-localisation de notre économie que propose le bloc identitaire,  apportant une réponse cohérente au mondialisme et à l’ensemble de ses conséquences. 

“La lutte contre le mondialisme passe par la relocalisation des entreprises, des capitaux mais aussi et surtout des hommes ! Mais attention, il ne s’agit pas de remplacer la mondialisation libérale par une mondialisation bobo, baba ou boubou comme certains altermondialistes le souhaiteraient, mais bien d’instaurer un véritable changement de philosophie. En finir avec le mythe destructeur du citoyen du monde et du village global pour revenir au citoyen enraciné dans sa terre et ses traditions [1]“.

1. site des jeunes identitaires

L’essence du peuple

Gouvernement du peuple par ses meilleurs éléments, ou bien catégorie du peuple, qui ne se confond pas avec une classe économique, qui manifeste au plus haut degré les qualités éthiques, spirituelles, anthropologiques, psychologiques et intellectuelles propres à ce peuple, l’aristocratie est de ce fait “l’essence du peuple”.

Toute société possède une élite. Mais l’élite ne désigne que ceux qui sont en position dominante de fait, sans faire référence à des valeurs — ou en faisant référence à des valeurs qui sont pour nous négatives. Ainsi aujourd’hui, les critères de sélection des élites sont déterminés par les valeurs du bourgeoisisme — intérêt, position économique, pouvoir financier, capacités démagogiques — ou de la technocratie, savoir purement technique, manipulation des appareils institutionnels.

À l’inverse, les valeurs aristocratiques, qui intègrent par ailleurs le savoir technique et les hiérarchies économiques, insistent d’abord sur le caractère, l’exemplarité, le commandement compris comme service. L’aristocratie n’est pas une “noblesse” en forme de caste : elle est partie intégrante de la communauté populaire qu’elle anime et inspire, ses obligations sont la mesure de ses privilèges. La civilisation égalitaire n’a pas tué les aristocraties : elles sont virtuelles, puisqu’un peuple, biologiquement, en génère toujours. Il nous appartient de créer les conditions de réalisation de ce potentiel.

Notre communauté doit constituer, par elle-même, le premier embryon d’une future aristocratie populaire. D’où les grandes exigences que nous devons nous imposer à nous-mêmes.

 

Petit Lexique du partisan européen

Quand l’esprit se souvient, la flamme se maintient.

« Je me trouvais à cette grande et mémorable journée de Lépante… en ce jour si heureux pour la Chrétienté… les chrétiens qui y périrent eurent plus de bonheur encore que ceux qui restèrent vivants et vainqueurs. »

Miguel de Cervantès

Cet ouvrage collectif vient célébrer le 440ème anniversaire de la victoire de Lépante.

Victoire de l’Europe coalisée face à l’Envahisseur, victoire d’une Europe dépassant les querelles et égoïsmes « nationaux » pour faire face.

L’historien Bernard Lugan déclarait récemment dans un entretien (que vous retrouverez sans difficulté sur internet) que l’histoire de l’Europe avait été faite de ces hommes et femmes qui à un moment clef avaient décidé de dire « Nous ne reculerons plus ». Il est certain que le pape Pie V et le jeune et vaillant Don Juan d’Autriche furent de ceux-là.

Le pape prit conscience de la menace fatale et sut convaincre les princes d’Europe (aux exceptions notables de la France et de l’Angleterre) ; Don Juan eut lui cette formidable force vitale qui le poussa vers la victoire. N’était-il pas de la même maison que ceux qui achevèrent la Reconquista un siècle plus tôt ?

Nous avons demandé à plusieurs responsables politiques et non pas à des historiens (bien que certains cumulent ces qualités) de mener une réflexion autour de Lépante, davantage que sur Lépante uniquement. Chacun livrant, à travers des évocations historiques bien entendu, son regard et sa perception. Car au-delà de la geste de Lépante, vous l’aurez compris, c’est son message qui nous importe.

Nous avons aussi jugé utile de convoquer, en annexe, quelques grands auteurs ayant écrit à propos de la bataille de Lépante (ou y ayant même participé, comme Cervantès !).

Pie V et Don Juan d’Autriche l’avaient compris bien avant que Charles Maurras ne l’écrive : « Le désespoir en politique est une sottise absolue ».

Puissent ces quelques pages gonfler les voiles des navires de la résistance européenne.

Les éditions IDées

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Une Autre Jeunesse - campagne identitaire
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